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Analyse

L'international des feux Loto-Québec

Australie 2026 - Retour sur la soirée et analyse du feu de FOTI INTERNATIONAL FIREWORKS

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Frédérick Bastien

Collaborateur

30 juillet 2026 - La Ronde


C’était la 6e participation de Foti International Fireworks depuis leur premier feu montréalais en 1996. Récipiendaire du Jupiter d’argent en 2001 et en 2014, ainsi que du Jupiter de bronze en 2006, cette entreprise familiale australienne a offert un excellent spectacle pyromusical qui lui vaudra fort probablement une place sur le podium et, possiblement, le prix spécial pour la meilleure bande sonore.


Le concept général de ce feu initialement intitulé « Like a Version » (il y a eu une certaine confusion quant au titre sur le site Web de La Ronde) n’était pas étranger aux fidèles de l’International des Feux Loto-Québec. Bien sûr, il y a eu la firme finlandaise Joho Pyro en 2023 qui présenta « Under Cover » dont toutes les pièces musicales étaient des reprises. Mais en 2016, Pirotecnia SPA (Igual) du Chili avait élaboré une bande sonore complexe de 37 titres dont la plupart se déclinaient en plusieurs versions (près d’une centaine au total). Dans ce cas-ci, il semble que l’idée était plutôt inspirée d’une émission radiophonique australienne justement intitulée « Like a Version », un concept similaire à ce feu-ci.


Constituée de 12 titres musicaux se déclinant en 25 versions et totalisant 32 segments (certaines versions réapparaissaient), la bande sonore était sophistiquée et entièrement cohérente avec le thème mis de l’avant. Des enchaînements remarquables rendaient difficilement perceptibles, du moins à la première écoute, certaines transitions. La finale avec deux déclinaisons de « Live and Let Die », passant de l’une à l’autre à trois occasions, était un superbe choix qui a permis de soutenir le crescendo. Ce n’était pas sans rappeler le « Théâtre du feu » de Foti en 2006 qui avait surpris l’auditoire avec deux versions d’O Fortuna.


Parmi les feux en compétition cette année, celui-ci est le seul dont la pièce musicale choisie pour l’ « entracte » de lasers (« Zombie ») fut complétée par de la pyrotechnie. Et il s’est agi d’une montée en puissance digne d’une finale. À d’autres moments, le rythme était plus lent et permettait le déploiement de pièces plus subtiles ou contemplatives (des flammes aux couleurs variées, chandelles de poissons volants, des bombes produisant une retombée dense de comètes très minces, des gâteaux de bombettes éclatant en étoiles très fines), notamment sur certains passages de « The Sound of Silence ». D’une manière générale, le rythme de la pyrotechnie épousait très bien celui de la musique et la synchronisation est apparue très précise du début à la fin.


Les cinq rampes de lancement ont été mises à contribution. La mise à feu simultanée des mêmes produits sur plusieurs d’entre elles a permis de mettre en relief la profondeur de la zone de tir. La surface du lac a aussi été mise à contribution, bien que brièvement, ici avec un tapis de stroboscopes blancs, là avec des fontaines, mais aucune bombe nautique. Au chapitre des ennuis techniques, il n’y a pas eu de problème majeur. Cependant, sur la chanson « Pinball Wizard », on a assisté à l’allumage de fontaines sur des dispositifs rotatifs le long des rampes 3 et 5 : certaines ont démarré leur mouvement circulaire, alors que d’autres semblaient former des étoiles et il n’est pas clair, par leur disposition, si elles devaient virevolter elles aussi. Dans le même tableau, de puissantes lumières blanches au sol sur toute la largeur de la rampe 2 ont fait penser à l’allumage d’un grand nombre de soucoupes, mais nous n’en avons vu aucune s’envoler. Une mention spéciale pour l’emploi, dans l’avant-dernier tableau, de bombes en forme de fleurs, qui semblaient produire 6 à 8 anneaux entrelacées avec un pistil central.


Ma prédiction pour le podium de cette 40e édition? Il paraît fort probable que le jury attribuera un quatrième Jupiter d’or à Royal Pyrotechnie du Canada, ce qui égalerait en quelque sorte la marque établie par l’Américain Eric Tucker et sa firme Performance Pyrotechnic Associates qui en gagna autant dans les années 1990. Foti International de l’Australie est un prétendant sérieux au Jupiter d’argent. Quant au Jupiter de bronze, Vaccalluzzo d’Italie et Sunny International de Chine paraissent les deux concurrents les plus susceptibles de l’obtenir. Quant à la mention spéciale pour la meilleure bande sonore, qui n’est pas remise par le jury mais plutôt par les organisateurs de la compétition, elle se disputera sans doute entre les équipes du Canada et de l’Australie.

*                                 est un média d’informations indépendant, qui n’a aucune affiliation avec Six Flags / L'IFLQ / La Ronde

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